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CEMAC : l’espoir du changement

Le 11e sommet des chefs d’Etats de la CEMAC s’est achevé à Brazzaville au Congo le 25 juillet dernier. Ces assises ont permis aux chefs d’Etats de faire le tour d’horizon des problèmes politiques et économiques de la sous région et du continent africain. Au cours des travaux, la république du Congo a été choisie pour abriter la présidence de la commission de la CEMAC. Le nouveau maitre des lieux a par la suite été désigné et c’est Pierre Moussa qui détient les destinées de la commission pour les 5 prochaines années. En attendant le 12e sommet qui se tiendra à Libreville au Gabon, visitons l’état de la zone. La CEMAC est née des cendres de l’UDEAC (Union Douanière, Economique d’Afrique Centrale) créé le 1er Janvier 1966. Son traité de création fut signé en mars 1994 avant d’être ratifié par l’ensemble des Etats membres en juin 1999. De bon ton, les pays de la sous région ont pris conscience, de l’intérêt que représente la coopération économique et l’intégration régionale en tant que facteur susceptible de contribuer à la fédération de leur développement. Cette hypothèse économique et une union monétaire placée sous la direction d’un commissaire. Ce dernier préside l’union économique et en coordonne les activités dans un espace de 3 millions de km² et d’environ 40 millions des personnes. Dans le sens du développement économique, les dispositions sont notables selon le poids des uns et des autres. Le Cameroun, le Tchad, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Congo sont tous producteurs d’or noir, mais seulement leurs économies demeurent basées sur les produits du sol et du sous-sol essentiellement les minerais (cobalt, bauxite, or, diamant, fer, éteint etc.). Dix neuf ans après qu’on ait mise en place la promotion des marchés nationaux par l’élimination des entraves au commerce intra-communautaire, la coordination des programmes de développement, l’harmonisation des produits industriels, bref la création d’un véritable marché commun tarde encore à prendre corps au regard des égoïsmes affichés par certains Etats. Le chemin à parcourir parsemée d’embuche étant encore long, il est question d’accélérer le mécanisme d’intégration, le dynamisme des uns contractant fortement avec les contres performances des autres : population disparate, taux de croissance variable, non respect des critères de convergences etc. au sein de la communauté économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest, les choses semblent évoluer allègrement. On peut circuler d’un Etat à un autre sans exigence de passeport, juste sous présentation de la carte nationale d’identité. L’espoir du changement repose dès lors sur le processus participatif mise en place s’appuyant sur vision de chaque Etat membre et qui abouti à l’élaboration d’une vision régionale susceptible d’apporter une réponse adéquate à ces défis. Le programme économique et régional nourrit donc l’ambition de faire de la CEMAC à l’horizon 2025 un espace économique, intègre et émergent où règne la sécurité, la solidarité et la bonne gouvernance au service du développement humain. L’urgence aujourd’hui est de relever les nombreuses entraves notamment sur le plan économique, de l’intégration et de l’environnement des affaires pour que la CEMAC devienne un acteur du rang mondial.

La rédaction

cordonnée par Stéphane M.

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