Overblog All blogs Top blogs Marketing & Social Media
Edit post Follow this blog Administration + Create my blog
MENU

Informations-Enquêtes-Analyses-Débats

Advertising

Bétaré-Oya : Le sous préfet en guerre contre le vandalisme routier

Bétaré-Oya : Le sous préfet en guerre contre le vandalisme routier

Après avoir contraint les sociétés minières à rétablir la route qui relie le centre ville au quartier administratif, Ghislain Simon Etsil a interdit le séchage de la farine de manioc sur le bitume.

Sur le babillard de la sous préfecture de l’arrondissement de Bétaré-Oya dans le Lom et Djerem, est affichée la décision N° D/B15-02/SP signée récemment par Simon Ghislain Etsil, Sous-préfet portant « interdiction de séchage de la farine de manioc sur le bitume le long de la nationale N°1 Bertoua- Ndokayo- Garoua – Boulaï ». Pour motiver cette décision, le « chef de terre » soutient que « considérant la nécessité d’hygiène alimentaire et de préservation de la santé des populations, il est formellement interdit aux populations de l’Arrondissement de Bétaré- Oya de sécher la farine de manioc (couscous) aux abords du bitume sur la nationale N°1». Tout contrevenant d’après Simon Ghislain Etsil, « verra sa farine nettoyée des abords du bitume et lui-même interpellé par les forces de maintien de l’ordre ».

En effet, la guerre overte par le Sous-préfet de Bétaré-Oya intervient dans un contexte où le vandalisme et l’incivisme des populations ont causé des dommages énormes sur la route Bertoua-Garoua-Boulaï, longue de 244 km, axe reliant le Cameroun à la République Centrafricaine (RCA) à travers le nord du département de Lom et Djerem. Sur cette route, la signalisation n’existe presque plus. Pour certains riverains, ce sont les accidents de circulation qui sont à la base de ces faits récurrents. Georges Kéla, riverain du village Ndanga-Gadima affirme que « c’est plutôt la faute des fabricants de bijoux en argent et en aluminium. Ils détruisent systématiquement les panneaux de signalisation pour les fondre et en faire la matière première utile à leur commerce ». Plusieurs accidents, souvent mortels sont le résultat des actes de vandalisme qui privent cette route de ses panneaux de signalisation. En dehors de ces outils de route qui ont disparu, les trottoirs et les parkings aménagés sont la proie de l’incivisme des riverains. Ici, les populations sèchent la farine de manioc et le café. Les mêmes populations ont aussi transformé la route en séchoir à linge.

Au centre ville de Bétaré-Oya, le sous préfet, Etsil Simon a contraint les sociétés d’exploitation minières installées dans la zone à réhabiliter la petite bretelle de bitume qui relie notamment la ville de Ndokayo sur la nationale N°1, au centre urbain de Bétaré-Oya jusqu’à la zone minière, en passant par le quartier Ngadi, fortement dégradée par les activités minières. Cette détérioration a été à l’origine de l’interruption de circulation entre le centre commercial et le quartier administratif. « J’ai dû réunir mon Etat major pour contraint ces quelques sociétés restantes à combler ses crevasses. C’est ainsi que le 1er novembre dernier l’accès à la zone minière a été bloqué. Et trois jours plus tard, l’on a dénombré plus de 50 pick-up, camions-bennes, porte chars, etc. Les quelques 8 à 9 sociétés minières qui se sont senties touchées ont partagé les responsabilités entre voyage de sable, de gravier, de melon et l’achat de ciment. Le replâtrage de près d’une dizaine de nids de poule qui s’étaient créé sur cette voirie urbaine de Bétaré-Oya a été effectué », soutient le sous préfet.

Rappelons que la route Bertoua - Garoua-Boulai avait été réceptionnée le 17 Juillet 2001 par Peter Mafany Musonge alors Premier ministre. Les travaux de construction avaient coûté 65 milliards de F CFA et avaient été entièrement financés par le Fonds Européen de développement dans le but de désenclaver la Région de l’Est, le Tchad et la République Centrafricaine.

Bossis Ebo’o

Advertising
Back to home page
Share this post
Repost0
To be informed of the latest articles, subscribe:
Comment on this post