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Insécurité : Escalade du phénomène de coupeurs de route dans la Kadey

Le phénomène a pris un nouveau virage. Les zones frontalières avec la République Centrafricaine sont les plus touchées. Les cas d’agressions, d’enlèvements et de cambriolages se multiplient au file du temps. Les populations vivent dans la psychose.

Les populations du Département de la Kadey dans la Région de l’Est vivent à nouveau dans la peur. Une véritable psychose ! Il ne se passe plus des semaines sans qu’on n’enregistre une victime de ce qu’on appelle ici, « les coupeurs de route ». Le phénomène semble reprendre surface et de manière plus accrue. Dans les zones frontalières avec la République Centrafricaine, les cas d’agressions, d’enlèvements, de cambriolages, etc. se multiplient au file du temps. A cela s’ajoute le banditisme qui se développe dans les grandes agglomérations du Département. Conséquence directe, les populations ne vaquent plus allègrement à leurs tâches quotidiennes et tendent la main pour un nouveau déploiement des forces de sécurité. Car les feux semblent être au rouge.

Le Dimanche 12 Juin dernier, un de ces malfrats est passé de vie à trépas à l’hôpital de Boubara, un pôle économique de l’arrondissement de Ketté. Ce dernier venait d’être appréhendé par un élément de la Gendarmerie Nationale. Ayant opposé une farouche résistance en ouvrant le feu sur la force de défense, il a reçu une balle du gendarme qui venait ainsi de démanteler une bande d’hommes armés dans la localité de Gbitti. Plusieurs autres hors la loi ont pris la clef des champs et font l’objet des recherches intenses dans la localité. Les populations de Boubara et Gbitti sont dans l’inquiétude, « ces gens nous agressent dans les forêts, ils violent nos femmes et nos filles, ils arrachent de l’argent, des vivres et parfois tuent nos frères qui résistent un peu. Je pense que c’est un groupe de bandits composé à la fois des Camerounais et des Centrafricains. Nous avons vraiment peur », dévoile, décontenancé, Aladji Ousmanou, berger et commerçant dans la zone.

Plus loin dans l’arrondissement d’Ouli, les populations du village Toktoyo sont à la recherché d’un berger un son fils. Ils sont introuvables depuis plus de quatre jours. Selon les riverains, ces deux hommes sont entre les mains des coupeurs de route. Ils seraient enlevés par cette bande pour une rançon dont les responsables de la localité ignorent encore la somme. « Cette situation nous inquiète vraiment, on ne sait pas s’ils sont encore en vie », indique un chef traditionnel qui ajoute, « ce n’est pas une première fois que ces voyous causent des dégâts dans notre arrondissement ». On se souvient que le Sous-préfet de cet arrondissement avait frôlé le pire, lorsque les bandes armées centrafricaines avaient tenté de le séquestrer pendant la période de crise en République Centrafricaine.

Dans le village de Timang-Golo, à quelques kilomètres de Batouri la capitale départementale de la Kadey, les riverains sont dans la peur. Le corps sans vie de Ndinga Pascal, cultivateur, vient d’être découvert. Il est dans un piteux état, les deux yeux percés, le crane éventré, les membres du corps fracassés. Horrible ! A la brigade de Ketté, une enquête est ouverte pour déterminer les responsables de ce meurtre.

Le 21 Juin dernier, un « foufouldé » vient à la rencontre des forces de défense de Batouri et indique qu’il aurait été ligoté pendant quelques jours dans les forêts des la localité par les coupeurs de route. Selon lui, ces hommes croyaient qu’il disposait des espèces, cette opération étant vouée à l’échec, les hors la loi seraient partis le laissant attaché sur un tronc d’arbre. Après ces déclarations, une enquête est ouverte au même moment où la chasse aux « assassins » est désormais lancée dans l’ensemble du département de la Kadey pour retrouver la stabilité sociale qui prévaut toujours dans cette partie de la Région de l’Est.

Donald Ndanga et Franck Biyé dans la Kadey
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